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L’histoire chez Grim’Art #2 : La boutique

Grim’Art, c’est la passion d’écrire, l'histoire en plus. Et cela commence dès la boutique. 

  

Après deux ans à avoir vendu des carnets et albums photos en cuir sur des marchés et foires (marché de Noël à la Défense, Foire de Paris, kiosques à l'intérieur de la Défense, Montparnasse...) et sur rendez-vous, pendant plusieurs semaines, Marie-Laure Naudet a parcouru de nombreux quartiers de Paris pour trouver l'endroit idéal ou installer sa boutique.

En pleine exploration, un déjeuner au restaurant la Jacobine pour se reposer, et... le coup de foudre : juste en face, une vieille boutique fermée avec les vitrines recouvertes de papiers journaux, un vieux monsieur qui vient ramasser son courrier et l'annonce sur internet trois jours plus tard ! 

Coïncidence, miracle, destin, chance... aucun mot n'est assez fort pour exprimer le bonheur de signer la reprise de ce commerce.


Au 59 rue Saint-André-des-Arts, dans la cour du commerce Saint-André, est implantée votre boutique Grim'Art depuis 2002. 

Dans une rue chargée d’histoire (nous vous invitons à lire notre précédent article pour en connaître davantage), la boutique prend place dans un bâtiment datant de 1760. 


En 1987, un très grand nombre d’éléments de la cour dont les façades et les toitures des commerces, les trois entrées, et la verrière sont inscrits aux Monuments historiques : la façade de la boutique en fait partie. 


L'intérieur de la boutique a également conservé une part de son authenticité. Vous pourrez marcher sur un véritable parquet d’époque, reposant sur un sol couvert de tessons de bouteilles de verre (imaginé à l’époque pour éloigner les nuisibles). Vous pourrez également découvrir un mur en pierre de Paris (issue des blocs calcaires des sous-sols parisiens). 

Quand Grim'Art reprend la boutique à la suite d'un vieux relieur, les murs sont recouverts de vieux plâtre et le sol d'une épaisse couche de colle noircie par le temps. Lors des travaux de rénovation, en 2002, les pierres sont apparues. C’est tout naturellement que Grim’Art a décidé de les conserver pour apporter un cachet supplémentaire à la boutique. 


Parlons de l’ancien occupant de ces murs. Il s’agit de Monsieur Baudrillart, artisan relieur, qui a exercé selon un savoir-faire traditionnel pendant plus de 50 ans. C’est d’ailleurs sous l'œil attentif de cet artisan, que Solange de Verbiziers, artisan relieur-doreur a fait son apprentissage. C’est une collaboratrice de confiance que nous recommandons régulièrement pour des personnalisations (gravures, dorure) de nos carnets en cuir. En partant à la retraite à soixante-dix ans, il a cédé son commerce à Grim'Art qui a donc gardé le même esprit à la boutique : papier, cuir, chaleur et authenticité.


Vous l’aurez compris, l'artisanat fait partie intégrante de l’activité de Grim’Art. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de vous proposer des produits uniques, faits-main et de qualité.


Plusieurs vendeurs s'y sont succédé (Giacomo pendant 11ans, Isabelle, Emeric, Marie, Victoria et Nathan) pour seconder la gérante qui a eu jusqu'à trois boutiques à la fois dont, à deux pa(vé)s, Terre de Sienne (2005 à 2010) au 1 cour du Commerce connue pour ses boîtes à musique et ses montgolfières avec son emblématique vendeuse Françoise. 

 


Et vous, depuis combien de temps êtes-vous fidèle à Grim'Art ?

Rédigé le  5 fév. 2021 8:30  -  Lien permanent
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L’histoire chez Grim’Art #1 : La cour du commerce Saint André

                                 


Vous ne le savez peut-être pas, mais le passage où se trouve votre boutique Grim’Art est chargé d’Histoire ! 

Il se trouve dans la quartier de la Monnaie qui jouxte les quartiers Saint-Germain-des-Prés et Odéon, trois quartiers qui, avec celui de Notre-Dame-des-Champs, forment le 6ème arrondissement de Paris; il fait également partie du quartier latin.

C.Marville, vers 1866
C.Marville, vers 1866

La boutique se situe dans la cour du commerce Saint-André, tracée en 1730, dans l'extrémité dénommée passage du commerce Saint André (couvert par une verrière en 1823).

Un passage en équerre, ouvert entre la rue de l'Ancienne-Comédie, le boulevard Saint Germain et la rue Saint-André-des-Arts: trois rues historiques datant d’avant le 18ème siècle : la rue Saint-André-des-Arts fut même tracée pendant le Moyen Âge. 

Le passage a été construit sur des terrains de jeu de paume sur les fossés (comblés en 1582) de l'enceinte Philippe Auguste qui délimitait la ville de paris https://fr.wikipedia.org/wiki/Enceinte_de_Philippe_Auguste

C’est d'ailleurs dans la rue Saint André des Arts qu’ont logé de nombreux personnages historiques comme Louis XII, roi de France, qui habita au numéro 49 jusqu’à ses 22 ans ou bien Charles Baudelaire qui fut locataire d’une chambre dans l'hôtel d’Arras au numéro 30. D'autres y ont vécu ou travaillé: http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article2383 et https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Saint-André-des-Arts

Aussi, au 14 Rue de l’Ancienne Comédie, fut construit en 1680 le bâtiment abritant le premier Théatre-Français (aujourd’hui appelé Comédie-Française).
La cour de Rohan est aussi accessible depuis la cour du Commerce Saint André.

Mais si on revient à la cour du commerce Saint-André, il est intéressant de voir que ce passage regorge d’anecdotes historiques :

  • L’écrivain et critique littéraire Charles-Augustin Sainte-Beuve vécut au n°2.
  • La base d'une tour d'enceinte du roi Philippe Auguste, système de fortification urbain datant du 13ème siècle et plus ancienne muraille protégeant la ville,  sont visibles dans le restaurant/chocolaterie Un Dimanche à Paris au no 4.
  • Au n°8, se trouvait l'imprimerie de "l'Ami du peuple" de Marat, journal politique français de la période  révolutionnaire. 
 
  • Au numéro 9 de la cour du commerce, était situé l'atelier du facteur de clavecins et inventaire Jean-Tobie Schmidt qui, avec Antoine Louis et Joseph Guillotin, mirent au point la fameuse machine à tuer : la guillotine. https://www.unjourdeplusaparis.com/paris-reportage/histoire-guillotine   . Le premier prototype fut essayé sur des moutons dans le passage et Nicolas Jacques Pelletier, premier condamné à la guillotine, pour "vol avec violence sur la voie publique", fut exécuté rapidement et proprement grâce à cette machine place de Grève. "La foule, habituée jusqu'ici à des exécutions capitales pouvant durer parfois plusieurs heures et provoquant d'horribles souffrances chez le supplicié, est déçue de la rapidité et de l'efficacité de celle-ci grâce à la toute nouvelle machine, et hue alors le bourreau Sanson." (source Wikipédia)

  • Parmi les enseignes célèbres de la cour se trouvent Le Procope, plus vieux café de Paris, fondé en 1684. Café d’artistes, politiques et intellectuels, il était fréquenté par Montesquieu, Voltaire, Diderot et d’Alembert puis Musset, Verlaine, Anatole France, Gambetta, Rousseau, George Sand et tant d'autres. Le bonnet phrygien (coiffure des affranchis dans l’Antiquité) y est exhibé pour la première fois, et le mot d’ordre pour l’attaque du palais des Tuileries, le 10 août 1792, en partit.
  • Au no 20 : Georges Jacques Danton, figure majeure de la Révolution française, emménage en août 1787 jusqu’à son arrestation. Cet immeuble fut détruit lors du prolongement du boulevard Saint-Germain.
 Danton 
Alors si vous êtes avide de balades historiques, ce passage doit faire partie de votre parcours !
Et en passant, venez faire un petit tour dans la boutique Grim'Art!

 

Rédigé le  29 jan. 2021 14:23  -  Lien permanent
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